Ce que dit la foi: la dignité du travail

Publié le 30 Mai 2015

Ce que dit la foi: la dignité du travail

Par le Frère Olivier Catel, op

Dans un discours aux jeunes, le Pape François déclarait: « Il est triste de trouver des jeunes «ni-ni». (…) Ni ils n’étudient, parce qu’ils ne peuvent pas, ils n’en ont pas la possibilité, ni ils ne travaillent. (…) Le travail nous donne la dignité, et nous devons tous faire notre possible afin que l’on ne perde pas une génération de jeunes. Développer notre créativité, pour que les jeunes ressentent la joie de la dignité qui vient du travail. Une génération sans travail est une future défaite pour la patrie et pour l’humanité. Nous devons lutter contre cela. Et nous aider les uns les autres à trouver une voie apportant des solutions, une aide, une solidarité. »[1]

Le travail ne suffit pas qu’à gagner sa vie, il donne un plus large développement à la vie de chacun, permet une association avec ses frères au service d’une élévation de la société. Face à des logiques économiques écrasantes qui empêchent de nombreux jeunes d’obtenir un premier emploi ou un emploi sans qualifications, il faut se rappeler que le travail des hommes « passe avant tous les autres éléments de la vie économique qui n’ont qu’un rôle d’instrument. » (Gaudium et Spes, 67).

Cette dignité du travail n’est pas seulement ce que nous appelons communément « reconnaissance sociale » : le travail tient sa dignité de Jésus Christ lui-même qui « a œuvré de ses propres mains à Nazareth » (GS 67). De cela, découle le droit au travail et à la formation pour tous.

Ce que dit la foi: la dignité du travail

Il faut saisir avec force l’expression du Pape, « développer sa créativité ». L’homme a été institué coopérateur par Dieu, participant de la création du monde et de son évolution. Nous sommes ainsi invités à voir dans le travail « un prolongement de l’œuvre du créateur, un service des frères et un apport personnel à la réalisation du plan providentiel dans l’histoire. » (GS 34) Le travail est donc, profondément, source de sainteté, est l’occasion d’une offrande spirituelle à Dieu dans une charité qui se veut active.

Il devient alors évident que les jeunes, pleins de force et de créativité, de courage, doivent être intégrés au système social, accéder à une formation et obtenir un travail non seulement pour assurer leur subsistance mais aussi pour pouvoir accomplir leur destinée profonde de coopérateur à l’œuvre divine. Sans travail, cette coopération, dans le monde, devient extrêmement difficile et ils se retrouvent à l’écart d’une société qu’ils doivent pourtant construire et servir.

Pour aller plus loin :

[1] https://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/july/documents/papa-francesco_20140705_molise-giovani.html