Ce que dit la foi: l'importance de l'éducation

Publié le 7 Octobre 2013

Ce que dit la foi: l'importance de l'éducation

Par le Frère Olivier Catel, op

La Bible, réalité historique oblige, ne parle pas de l’école mais résonne de part en part de l’obligation ardente que chacun doit avoir d’être attentif à la parole du Seigneur transmise par les parents et les sages : « Mon fils, écoute l’instruction de ton père et ne rejette pas l’enseignement de ta mère ! » (Livre des Proverbes chapitre 1, verset 8). La prière centrale d’Israël –encore récitée par des millions de Juifs chaque jour- est le « Shema », « Écoute Israël ». Dieu invite en permanence son Peuple à être dans cette attitude d’écoute active, dirions-nous aujourd’hui, « pour connaître la sagesse et l’instruction, pour comprendre les paroles de l’intelligence, pour recevoir des leçons de bon sens, de justice, d’équité et de droiture, pour donner du discernement à ceux qui manquent d’expérience, de la connaissance et de la réflexion aux jeunes. » (Livre des Proverbes chapitre 1, versets 2 à 4).

Le Concile Vatican II a consacré une déclaration tout entière à la question de l'éducation: Gravissimum educationis momentum. L’éducation a ainsi pour but de développer « la vérité et la charité » (Préambule) et donc, on le comprend, de mener au Christ et aux autres. Accompagner l’homme dans ses préoccupations terrestres, le mettre au service des groupes dont il est membre et satisfaire sa vocation surnaturelle : tel est le but et le programme de toute éducation. L’éducation doit ainsi permettre de connaître Dieu pour mieux se connaître et pour mieux « contribuer à la réalisation du bien commun ». (§2) Elle « forme les élèves à travailler efficacement au bien de la cité terrestre et à l’extension du Royaume de Dieu » (§8) et doit donc veiller à développer d’une manière harmonieuse ces diverses dimensions qui sont les mêmes facettes d’une réalité unique, celle du Salut obtenu par l’Incarnation du Christ et offert à tous.

Le droit à l’éducation est par conséquent un droit inaliénable, universel et défendu comme tel par l’Église qui invite tout d’abord les parents à assurer ce rôle d’instruction et d’éducation, dans la mesure du possible, mais qui souligne aussi la responsabilité de la société civile. Les États doivent, en outre, assurer une « authentique liberté dans le choix de l’école de leurs enfants selon leur conscience » (§6). L’éducation de la jeunesse est donc bien une priorité majeure pour chaque famille, chaque communauté humaine mais aussi pour l’Église tout entière qui est « mater et magistra », mère et éducatrice, grâce au travail de catéchèse mais aussi plus largement grâce à la direction d’écoles ou d’universités, un droit qu’elle revendique aussi au nom de la liberté de conscience (§8).

L’appel final de la déclaration doit aussi nous rappeler que si les jeunes ont un droit à l’éducation, ils ont aussi le devoir de « prendre conscience de la valeur éminente de la fonction enseignante et être prêts à l’assumer avec courage et générosité ».

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à travers les siècles, le développement de l'éducation s'est beaucoup fait sous l'impulsion de l'Eglise, ici au Moyen-âge

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